Timide

Lundi 23 janvier 2006

Ma voix fluette et cristalline enchante cette maison a en faire pâlir un rossignol ;mon vocabulaire est fleuri, raffiné et champêtre tel une douce brise de printemps qui te caresse les joues le soir venu ; ma démarche souple et assurée rappelle étrangement celle du guépard ; mon caractère mesuré et calme me permet de faire face à toutes les situations avec discernement. Mon nom est Timide, je suis naine de ma condition et néanmoins fière de l’être.

Voici les présentations faites, alors, passons au sujet qui me fait sortir de ma douillette retraite.

Amie lectrice c’est à toi que je m’adresse en ce jour, car tu l’auras certainement remarqué nous sommes en écrasante infériorité sur ce blog.  J’ai bataillé ferme pour obtenir ce droit d’écrire, d’argumenter, de répondre tout simplement. En un mot, les nains sont machistes, mais ont tout de même un féroce appétit sexuel ce qui me permet d intervenir hic et nunc !

Amies socialistes et républicaines bouchez vous les oreilles et inspecteur du travail ouvre les tiennes : la démocratie dans cette maison est au mensonge ce que la mouche est sur une merde. Rien !

Il faut bien dire que dans cette chère et tendre maisonnette, toujours rangée, astiquée, briquée par nos blanches mains que la démocratie est un mot bien inconnu, vraisemblablement trop compliqué. Vous me rétorquerez nains et naines que tout cela est une question historique et ethnologique : les nains ont toujours édicté leur propres lois autour d un chef charismatique  qui soude le clan. Cette fenêtre sur l’extérieur qu’est ce blog me permet de briser ces lois ancestrales, chères lectrices croyez bien que je lutte contre ma nature profondément timide et renfermée mais il est aujourd’hui de mon devoir d’intervenir afin que nos droits soient respectés et par la même notre race perpétuée. Mai 68 gronde, enfin janvier 2006, « brûlons nos soutiens gorges amies naines »( planche neige, rhabilles toi, c est pas nécessaire), il n’est pas dit que nous ne changerons pas ce monde cruel et injuste ou des squatteurs de canapé ronflants ; ventripotents, alcooliques, férus de chairs fraîches, et j’en passe, ont un droit de vote que nous naines, dévouées et aimantes nous n’avons pas obtenu en 2 ans de vies forestières !

Les choses sont à présents rétablies, amie lectrice souhaitent moi bonne chance pour les remarques et brimades acerbes que je vais essuyer…
 
Timide, naine de garde

Par Les chroniques du 144
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Jeudi 5 juillet 2007

C’est un beau jour de juin. 
Il pleut quoi.  Nous sommes un vendredi soir (donc en fait c'est la nuit), dans le sud de la France. La température extérieure est de 19°C. Merci de ne pas détacher votre ceinture jusqu’à arrêt complet de…euh…oui je continue. 
 

3 individus, dont un plutôt bel homme, se prélassent au bar de l’hotel Ambiance (à prononcer avec l’accent provencal : « Ainbiainsse ») accompagnés de leurs donzelles, parmi elles une dont la beauté surpasse toutes les autres. 
Soudain, le téléphone de Prince PD (oui vous l’aviez reconnu) se met à sonner. 
« Allô ? » dit-il le plus naïvement du monde. 
Des murmures. Le correspondant de Prince PD parle. 
Prince PD, met la main sur le micro et chuchote à Planche neige (vous l’aviez reconnue) et aux autres moches qui l’entourent, parmi lesquels Atchoum et Dormeur : 
« C’est le châtelain ! » 
Des exclamations parcourent l’assistance. 
Il faut dire que le chatelain se marie le lendemain, et que il est donc le centre d’attraction (et non pas le parc) du week-end. 
« OK on arrive » conclue P.P.D. 
Il raccroche et explique à ses laids mais vaillants compagnons que le châtelain est au comble de la pression, et qu’il est à deux doigts (au sens propre) de déféquer dans sa guimbarde, et que a propos de pression, ça serait bien de lui en faire avaler quelques unes avant qu’il la relache…la pression. 

N’écoutant que leur courage, notre vaillante troupe saute dans une charrette, et galopent vers le château. 
C’est là qu’ils récupèrent le chatelain, haletant, titubant, au bord de l’hystérie. 
Non non j’en rajoute pas du tout.

Afin de lui rappeler ses origines, ce de quoi il est fait, la chair de sa chair, nos amis décident donc de l’emmener dans un vieux rad tout pourri pour lui faire boire des whiskies immondes. 
L’effet est immédiat, notre futur marié revit, et se remet à fanfaronner avant de finalement aller rejoindre les bras de morphée, persuadé à l’issue de ces quelques whiskies qu’il va tout déchirer et que même pas peur.  

 

 

A paraître : le jour J...

P.P.D.

 

 

Par Les chroniques du 144
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