Suite de l’article Le mariage du chatelain : Jour J – la cérémonie
Nous allons dans le parc du château du châtelain.
Tout le monde est chic, Planche neige et Prince PD ont leurs habits de fête, Dormeur a mis sa plus belle robe, Atchoum est resplendissant dans son petit costard, et simplet a mis son plus beau costume de batman.
Milles petits établis sont dressés dans le jardin, couverts de milles mets délicieux, et de mille boissons servies en abondance par mille serveurs.
En somme c’est un joyeux bordel.
P.P.D. décide de goûter tous les mets, l’écuyer goute toutes boissons, Atchoum regarde du coin de l’œil toutes les jolies donzelles qui foisonnent comme l’acné sur son visage, Dormeur regarde du coin de l’œil Atchoum, prête à lui couper net toute velléité d’infidélité (ce qui serait catastrophique, car sa velléité ne fait que 12cm), et pour finir, Simplet se cache sous la table en prévision d’un futur cache-cache et bien malin qui pourra le trouver ici.
Les deux mariés quant à eux sont harcelés par les photographes qui veulent tous faire une photo avec les héros du jour.
La photo avec Tatie Michelle, la photo avec Oncle Nanard, la photo avec Tonton Michel-non-pas-les-oreilles-de-lapin-oncle-Michel-s‘il-te-plait, etc, etc…
Dans ce touchant tableau, il manque juste Timide et Prof. Leur absence est pesante, oppressante. Où sont ils en ce moment même ? Que font-ils ? Prof saute-t-il de branche en branche ? Timide joue-t-elle au badmington au plus profond de la jungle ? Le 144 a le vague à l’âme…mais ça ne les empêchera pas de se foutre une grosse tarte nom de dieu.
Bon. On passe à table.
Organisation des tables : elles sont installées dans la cave à vin. Dans la salle principale sont disposées des tables rondes, autour desquels les personnes adultes et responsables s’installent, serviette sur les genoux, bras sur la table MAIS PAS LES COUDES, on lève la fesse droite discrètement pour lâcher un petit pet-oh-mon-dieu-ces-odeurs-de-raisin-fermenté-comme-c’est-pittoresque, on félicite sa voisine pour son allure, chérie on voit ton soutient gorge, et patati patata.
Perpendiculaires à cette salle, 2 grands couloirs. Une table s’étend sur toute la longueur de chacun d’entre eux. Autour de ces 2 tables, 50 gorets et un sacré foutoir.
Ce sont les « jeunes ». Ca chante, ça boit, ça bouffe, ca bouge de chaise en chaise, ça soulève les 2 fesses pour péter à la gueule de son voisin…bref, une ambiance printanière autour des 2 mariés. Une nourriture délicieuse accompagnée d’un petit beaujolais bien connu du coin.
Les discours viennent ponctuer cette ripaille : celui du père de la mariée, ou du père du marié se félicitant de célébrer ici, je cite, « le mariage de la grâce et du BTP ».
Suite à ce repas dantesque, tous les invités se dirigent vers le dancing room.
Là, d’autres discours se succèdent : les beau-frères, les sœurs de la mariée, une étude du cerveau du châtelain menée avec brio par les Pr Maxwell, Pr Lolo et Mr Moulinot – alias Prince PD – et une chanson revisitée de Patrick Bruel, à laquelle Prince PD participera, et dont nul n’a compris les paroles.
Puis les danses s’enchainent, valse, puis rock, puis techno, puis techno bourrée, et enfin lac du Connemara vers 7h du matin qui vient achever à l’initiative des DJ complètement crevés un mariage que l’on qualifiera de festif.
Dormeur restée éveillée et sobre (bel exploit) jusqu’au bout ramène les 2 otaries bourrées à la bière que sont Planche Neige et prince PD, dont la cravate pendant à son front au milieu de son visage l’incommode fortement.
Arrivés à l’hotel, ils s’apprêtent à passer une bonne nuit réparatrice d’environ 3h.
Le lendemain, Prince PD se lève encore largement éméché, chantant encore le lac du Connemara sous sa douche.
Ils se dirigent ensuite avec Planche Neige vers le brunch organisé au château afin de se nourrir de pains au chocolat, café, croissant et autres délicieuses rillettes.
Voilà le mariage est terminé.
On range le château, on nettoie le parc, on enlève les bougies, on dit à Simplet qu’il a gagné et qu’il peut sortir de sa cachette, on se dit au revoir, et on se dit que c’était achement trop court.
Vivement l’année prochaine...!
P.P.D.
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