Cet été, Prince PD s'est mis en tête d'aller voir ses cousins Ibères.
Il monta donc par un beau matin sur sa fière monture, Zédix, et se dirigea vers l'Espagne.
Lors de son périple, il assista notamment à une corrida. Ce que je m'en vais vous raconter...
C'était donc à Malaga, charmante ville d'Andalousie, où Prince PD vit une affiche de Corrida.
Intrigué il s'y rendit, acheta un ticket et entra dans l'arène. Il s'assit sur un banc, entre deux ibères fort bien nourris et fort peu portés sur l'hygiène, et attendit le début de la corrida, qui - remarqua-t-il - rime avec Frida, le prénom de sa tendre cousine teutonne dont la pilosité surlabiale n'était pas sans rappeler la pilosité sub-nasale de son voisin de gauche.
Les trompettes vinrent le tirer de ses doux songes.
Des petits ibères investissaient l'arène, revêtus de tenues qui n'étaient pas sans rappeler celles que Prince PD aimait à porter les samedis soirs au fucking blue boy.
Commença alors la partie de cache cache. Chacun partit de son côté pour se cacher.
Prince PD rit dans sa barbe devant le manque d'originalité des petits Ibères : ils s'étaient tous cachés derrière des petits renfoncements tout à fait visibles à l'oeil nu. D'autre part, leurs capes roses et jaunes - de fort bon goût d'ailleurs - dépassaient ostensiblement.
Une fois qu'il furent tous bien cachés, les trompettes retentirent de nouveau, et une porte s'ouvrit. A la grande surprise de Prince PD, ce ne fut pas un petit Ibère comptant à voix haute en se cachant les petits pois qui en sortit, mais un énorme taureau noir.
Les petits Ibères se cachèrent fébrilement : ils avaient évidemment intérêt à ne pas être vus, car le taureau paraissait sensiblement irrité.
Mais soudain, un petit Ibère surgit de derrière l'un des renfoncements, sans doute poussé par un compagnon de cachette peu scrupuleux désireux déliminer un concurrent.
Se sachant découvert, et perdu pour perdu, le petit Ibère prit le temps de se raffraichir en agitant sa cape, tout comme prince PD avec son éventail.
Ce qui eut le don d'énerver le taureau qui chargea le pauvre petit ibère. Celui-ci esquiva gracieusement la bête, tout en sauvant in extremis sa cape des cornes du taureau belliqueux.
Un autre petit ibère sortit à cet instant d'on ne sait où, mais arrivant probablement d'un barbecue, puisque tenant en ses mains 2 brochettes.
Prince PD nota qu'il n'avait d'ailleurs pas dû manger à sa guise, car il tenta deséspéremment de planter ses brochettes dans le dos du taureau.
Ce qui devait arriver arriva : le maladroit perdit les 2 brochettes qui restèrent plantées dans le dos du taureau, sous les applaudissements ironiques du public :
"ah bah bravo, bien fait pour toi vas, à avoir les yeux plus gros que le ventre..."
Les trompettes retentirent de nouveau, et un nouveau petit ibère surgit tout de paillettes vétu - un peu à la Dalida - et muni pour sa part d'une cape d'un joli rouge grenat.
Il devait également être affamé car il était pour sa part muni d'un pic à brochette digne d'une rôtisserie.
Tous les autres petits ibères s'étaient de nouveau cachés, et Prince PD en déduisit donc que cet ibère là était celui qui devait les trouver.
Peu préssé de débusquer ses petits camarades, il s'amusa un temps avec le taureau, qui devait avoir un problème de vue car il ratait sans arrêt le petit ibère, qui scintillait pourtant comme une boule à facette.
Soudain, le petit bonhomme brandit son pic à brochette en direction du taureau. Au passage il en fit tomber sa cape sur le sol poussiéreux, ce que tout le public ne manqua pas de lui signaler.
Il entreprit lui aussi de chiper un morceau de taureau, mais la bête - peu partageuse - lui donna un coup de tête qui lui fit faire une pirouette vrillée rotative biaxiale, avant de retomber les fesses sur le taureau,
et de finalement se faire piétiner tel un paillasson "home sweet home".
Le pauvre se releva péniblement, et visiblement mort de faim, entreprit de remettre le couvert.
Il se fit de nouveau culbuter comme une vierge éffarouchée.
Il finit par abandonner, la figure en sang et le ventre vide. A peine eut-il le dos tourné (et retourné), que tous ses amis se précipitèrent vers le pauvre taureau, qui venait de s'écrouler de fatigue.
Le morceau de prédilection semblait être les oreilles, car ce fut le premier morceau qu'ils découpèrent.
Sur cette scène, Prince PD s'en fut, triste pour ce pauvre taureau, qui avait atterri dans cette partie de cache-cache dont il ne connaissait visiblement pas les règles, et sur ce, alla se manger une bonne bavette.
P.P.D.
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